Archives du mot-clé écologie

Gérer nos énergies…

Dans notre recherche d’énergie nouvelle, le nucléaire est un jour apparu comme une grande découverte. On l’a cru sécuritaire, propre et bon marché. On a probablement oublié son corollaire, l’accumulation de déchets hautement radioactifs qui demeureront dangereux pendant des centaines de milliers d’années. Oubliée aussi la possibilité d’un accident catastrophique, ou tout simplement l’usure naturelle qui engendre des frais d’entretien de plus en plus couteux pour un résultat de moins en moins sécuritaire.

énergie nucléaire

Nos réacteurs nucléaires sont les mêmes que ceux de Tchernobyl. Ils sont une source constante de radioactivité qu’ils répandent dans l’air et dans l’eau. La population environnante d’une centrale nucléaire ainsi que tous ceux qui consomment les produits agricoles locaux, incluant le lait et la viande, absorbent ces radiations en mangeant, en buvant, en respirant. Ces substances sont aussi absorbées directement à travers la peau.

Le taux de radioactivité, même faible, est dangereux. Parce qu’elle peut s’incorporer aux molécules organiques du corps, la radioactivité pose des risques sérieux. Des tests sur des animaux ont démontré certains impacts au niveau génétique et sur le plan du développement des embryons. Les études scientifiques indiquent que toute exposition, aussi minime soit-elle, peut abimer une cellule et mener à la naissance d’un enfant dont la génétique sera affaiblie.

Dans le passé, on s’est battu pour éviter que des déchets radioactifs soient enfouis aux États-Unis, trop près de nos frontières. Aujourd’hui comment peut-on ne pas applaudir le démantèlement d’une centrale québécoise?

L’humanité n’aura jamais produit une empreinte écologique aussi énorme et aussi indélébile. Où est notre responsabilité? Accepter de se départir de ces centrales et trouver d’autres façons d’assurer la prospérité d’une région, c’est bien la moindre des choses qu’on peut faire. Qu’en pensez-vous?

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

 

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De l’eau alors !

«À l’échelle cosmique, l’eau est plus rare que l’or»
Hubert Reeves.

On aura beau être assoiffé d’or, on n’en mourra pas, alors que pour l’eau…

Votre chronique du huit portera aujourd’hui sur notre responsabilité face à cet élément vital.

Tout d’abord, j’hésite sur l’angle à adopter pour cette réflexion. Je n’ai pas trop envie d’étaler désolation et culpabilité face au problème bouillant de l’eau. Je choisirai donc de délaisser les angles et d’y aller avec fluidité, inspirée j’espère par l’élément en question.

Alors, suivons le courant :

L’eau couvre 72 % de la surface de notre planète. L’eau douce ne représente même pas 3 % du total, et l’eau douce potable, seulement entre 1 et 0,3 %. C’est trop peu.

Les médias nous montrent des milliers de personnes qui doivent parcourir quotidiennement des distances ahurissantes pour avoir accès à l’eau potable.

Les Européens sont plus près que nous du problème. Acculés à la réalité de la raréfaction de l’eau, ils sont plus enclins que nous à changer leurs habitudes. Nos gouvernements quant à eux, font des choix extrêmement polluants au détriment de cette ressource indispensable et au profit de l’économie, l’or.

En tant que citoyens responsables ayant pris acte de cette situation, que ferons-nous? Ce ne sont pas les listes de «petits-gestes-pour-la-planète» qui manquent.

Avant d’être obligés d’agir par la crainte, peut-on peut encore agir par amour?

Tant qu’à cracher dans l’eau, le soir en se brossant les dents, on pourrait le faire consciemment… et minimalement, réduire un peu le débit du robinet.

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

1er septembre 2012