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Cerises de terre

cerise de terre

affichette des cornets de cerise de terre offerts lors de la Balade gourmande, à la Cité Écologique de Ham-Nord

Histoire :
Découverte au XVIe siècle, la cerise de terre serait originaire du Pérou. Elle aurait fait le voyage en Amérique du Nord en 1860 où elle était alors considérée comme un fruit exotique de luxe.
La cerise de terre ou groseille du Cap, amour en cage, alkékenge, cerise en chemise, coqueret, coccigrole, herbe à cloques, cerise d’hiver, cerise des Juifs, mirabelle de Corse, etc. se nomme en réalité, pour les scientifiques, le Physalis pruinosa, Physalis peruviana et Physalis angulata. Il fait partie de la famille des solanacées, tout comme la tomate.
Le terme «alkékenge» est apparu dans la langue française au XIVe siècle. Ce mot vient de l’ancien français «alquequange» ou «alcacange», qui dérive de l’arabe al-kakang. Dans son sens étroit, il désigne la lanterne chinoise, plante ornementale de l’espèce P. alkekengii dont les fruits sont enfermés dans une enveloppe d’un orange vif. Toutefois, dans la langue populaire, le mot peut désigner n’importe quelle plante du genre physalis.
Écologie et environnement :
Toutes les plantes du genre physalis constituent un excellent couvre-sol et protègent les terres à nu contre l’érosion. Peu exigeante en fertilisants et en eau, la plante s’établira rapidement sur les sols sablonneux ou rocailleux. Par contre, une fois établie, elle peut être difficile à éradiquer. Il faut donc s’assurer que l’endroit qu’on a choisi pour l’installer ne soit pas destiné à une autre activité agricole à court terme. Dans le Sud, elle est considérée comme une mauvaise herbe, particulièrement dans les champs de maïs. Au Québec, il existe une variété sauvage de petite taille (P. heterophylla) qui convient tout particulièrement comme couvre-sol et dont le fruit mûr est comestible.
La cerise de terre n’est en réalité ni cerise, ni groseille, ni mirabelle. Le fruit est, en fait, beaucoup plus proche de la tomate, sa cousine.
Cueillette :
Les fruits se développent sur les branches rampantes et sont récoltés lorsque leur enveloppe jaunit et devient sèche. Ils sont mûrs lorsqu’ils tombent au sol. Cette culture est sensible à certains ennemis, dont les pucerons, les chrysomèles et certaines maladies du feuillage et des racines.

Conservation :
L’enveloppe de la cerise de terre doit rester jaune et sèche. Vous pouvez la conserver dans un endroit frais. Vous pouvez également la conserver au frigo, mais évitez les sacs hermétiques. Le fruit peut se conserver de nombreuses semaines au frais, à la condition que son enveloppe soit intacte et sèche. Elle se congèle très bien.

Les fruits immatures étant difficiles à digérer, ne consommez que ceux qui sont d’un beau jaune doré. Laissez mûrir les autres pendant 1 ou 2 semaines.
On peut aussi consommer le fruit séché.
Valeur nutritive :
Aux 100 g, la cerise de terre contient 25 calories.
Elle est riche en phosphore, en vitamine B3 et C. Elle contient aussi de la vitamine A, D et K.
On dit qu’elle est dépurative, laxative, émolliente, fébrifuge, diurétique et sédative.
Elle aiderait à combattre la goutte et les rhumatismes.
Elle aurait des effets antibactériens, anticancer et anti-inflammatoires. Elle contient des antioxydants, de la bêta-carotène et des physalines, qui sont des stéroïdes utiles dans la lutte contre le cancer. Les phytostérols qu’elle contient ont une action positive sur la santé cardiovasculaire.

Les renseignements que vous venez de lire ont été «cueillis» sur les sites suivants :
lesjardinsdupetittremble.ca
http://www.passeportsanté.net
http://www.jardinage.net

Pour de délicieuses recettes :
https://www.google.ca/search?q=cerise+de+terre+recettes&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a

Faites-nous part de vos expériences avec les cerises de terre.

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

28 septembre 2012