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Sablons le champagne, nous sommes tous des gagnants!

Sablons le champagne!
Sablons le champagne!

Pour votre première chronique du Huit en 2013, j’ai pensé que ce serait une bonne idée que nous commencions l’année en nous félicitant, car nous sommes tous des gagnants. En doutez-vous ? Lisez donc ce qui suit…

L’histoire commence dans la nuit des temps. À cette époque, vous faisiez partie d’un groupe très nombreux, 200 millions d’individus, au bas mot.

Confinés dans un espace restreint, vous étiez du nombre de ceux qui se préparaient sérieusement à relever un défi majeur. Tous allaient y faire face, mais peu d’entre vous étaient destinés à s’approcher du but, alors qu’un seul devait en sortir vainqueur.

Dans cette compétition, vous avez fait preuve de ténacité et de persévérance. Vous avez eu une attitude de champion, vous avez usé de stratégie. Il le fallait. Dès que le départ fut sonné, vous vous êtes retrouvé au milieu de l’agitation générale, dans un tourbillon euphorique, ruisselant de joie, précipité dans une course jubilatoire, très loin de ce que vous aviez imaginé.

Cependant, parmi les quelque 200 millions de participants ayant pris le départ, seulement quelques centaines traversèrent la première épreuve. Vous en étiez. Vous avez également réussi à vous qualifier pour l’éprouvante traversée des mailles d’un immense filet. Cette joute vous a demandé d’ajouter l’agilité à la vitesse afin de contourner les obstacles avec souplesse, tandis que ceux qui voulaient aller en ligne droite devaient y laisser leur vie.

Vous étiez peu nombreux à la fin du parcours. Mais il fallait encore faire preuve d’intelligence pour réussir à trouver l’angle parfait sous lequel aborder la phase finale.
Puis, ultimement, vous avez dû faire preuve de renoncement. C’est à ce moment-là que vous avez atteint la victoire.

Sur 200 millions de spermatozoïdes, c’est vous qui avez réussi à féconder l’ovule!

En ce début d’année, levons nos verres, championnes et champions, et rappelons-nous souvent, que nous sommes des gagnants!

Une petite histoire qui en dit long

enfant

Aujourd’hui je relève le défi proposé par Cédric, de «Virtuose Marketing»
Le pari consiste à écrire en s’inspirant d’une métaphore présentée par Cédric et d’en tirer des conclusions, chacun à notre façon.
La voici :

Les moutons noirs

Un ingénieur, un physicien expérimental, un physicien théoricien et un philosophe se promenaient dans les montagnes d’Écosse.
Quand ils atteignirent un sommet, ils aperçurent un mouton noir sur une crête avoisinante.
— On voit que les moutons écossais sont noirs, déclara d’ingénieur.
— Il serait préférable de dire que certains moutons écossais sont noirs, dit le physicien expérimental.
Le physicien théoricien réfléchit un instant et dit
— Il serait plus correct de dire qu’au moins un des moutons écossais est noir.
— D’un côté, du moins, corrigea le philosophe.
(Histoire tirée du livre La Métaphore : voie royale de la communication, de Gérard Szymanski.)

Imaginons qu’un enfant ait pris part à cette promenade, que dirait-il?
Probablement quelque chose comme : «… Oh, regardez comme il est beau le mouton noir!»
Ne retrouve-t-on pas, dans cette simplicité, une belle part de vérité?

Notre intellect a tendance à vouloir organiser notre vision de la vie, à sa façon. Il dissèque l’information. Il est même prêt à couper un mouton en deux parce qu’il n’en voit qu’une moitié. C’est lui qui émet des statistiques du genre : «1 rejeton et demi par famille…»
Mais qui voudrait d’un demi-gamin? !

Le cœur, représenté par l’enfant, appréhende son univers de façon plus globale. La vie est indivisible pour lui, il baigne dans l’unité. L’enfant s’émerveille de chaque découverte. Inconsciemment, il sent que tout ce qu’il découvre fait partie de lui.

Notre intellect est important. On en a besoin, c’est indéniable, mais il doit se marier avec notre cœur afin qu’on ne perde pas l’essentiel de la Vie, la conscience de l’Unité et l’émerveillement qui en découle.

Andrée Robert
ARlittéra
http://www.arlittera.com

Gérer nos énergies…

Dans notre recherche d’énergie nouvelle, le nucléaire est un jour apparu comme une grande découverte. On l’a cru sécuritaire, propre et bon marché. On a probablement oublié son corollaire, l’accumulation de déchets hautement radioactifs qui demeureront dangereux pendant des centaines de milliers d’années. Oubliée aussi la possibilité d’un accident catastrophique, ou tout simplement l’usure naturelle qui engendre des frais d’entretien de plus en plus couteux pour un résultat de moins en moins sécuritaire.

énergie nucléaire

Nos réacteurs nucléaires sont les mêmes que ceux de Tchernobyl. Ils sont une source constante de radioactivité qu’ils répandent dans l’air et dans l’eau. La population environnante d’une centrale nucléaire ainsi que tous ceux qui consomment les produits agricoles locaux, incluant le lait et la viande, absorbent ces radiations en mangeant, en buvant, en respirant. Ces substances sont aussi absorbées directement à travers la peau.

Le taux de radioactivité, même faible, est dangereux. Parce qu’elle peut s’incorporer aux molécules organiques du corps, la radioactivité pose des risques sérieux. Des tests sur des animaux ont démontré certains impacts au niveau génétique et sur le plan du développement des embryons. Les études scientifiques indiquent que toute exposition, aussi minime soit-elle, peut abimer une cellule et mener à la naissance d’un enfant dont la génétique sera affaiblie.

Dans le passé, on s’est battu pour éviter que des déchets radioactifs soient enfouis aux États-Unis, trop près de nos frontières. Aujourd’hui comment peut-on ne pas applaudir le démantèlement d’une centrale québécoise?

L’humanité n’aura jamais produit une empreinte écologique aussi énorme et aussi indélébile. Où est notre responsabilité? Accepter de se départir de ces centrales et trouver d’autres façons d’assurer la prospérité d’une région, c’est bien la moindre des choses qu’on peut faire. Qu’en pensez-vous?

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

 

Cerises de terre

cerise de terre

affichette des cornets de cerise de terre offerts lors de la Balade gourmande, à la Cité Écologique de Ham-Nord

Histoire :
Découverte au XVIe siècle, la cerise de terre serait originaire du Pérou. Elle aurait fait le voyage en Amérique du Nord en 1860 où elle était alors considérée comme un fruit exotique de luxe.
La cerise de terre ou groseille du Cap, amour en cage, alkékenge, cerise en chemise, coqueret, coccigrole, herbe à cloques, cerise d’hiver, cerise des Juifs, mirabelle de Corse, etc. se nomme en réalité, pour les scientifiques, le Physalis pruinosa, Physalis peruviana et Physalis angulata. Il fait partie de la famille des solanacées, tout comme la tomate.
Le terme «alkékenge» est apparu dans la langue française au XIVe siècle. Ce mot vient de l’ancien français «alquequange» ou «alcacange», qui dérive de l’arabe al-kakang. Dans son sens étroit, il désigne la lanterne chinoise, plante ornementale de l’espèce P. alkekengii dont les fruits sont enfermés dans une enveloppe d’un orange vif. Toutefois, dans la langue populaire, le mot peut désigner n’importe quelle plante du genre physalis.
Écologie et environnement :
Toutes les plantes du genre physalis constituent un excellent couvre-sol et protègent les terres à nu contre l’érosion. Peu exigeante en fertilisants et en eau, la plante s’établira rapidement sur les sols sablonneux ou rocailleux. Par contre, une fois établie, elle peut être difficile à éradiquer. Il faut donc s’assurer que l’endroit qu’on a choisi pour l’installer ne soit pas destiné à une autre activité agricole à court terme. Dans le Sud, elle est considérée comme une mauvaise herbe, particulièrement dans les champs de maïs. Au Québec, il existe une variété sauvage de petite taille (P. heterophylla) qui convient tout particulièrement comme couvre-sol et dont le fruit mûr est comestible.
La cerise de terre n’est en réalité ni cerise, ni groseille, ni mirabelle. Le fruit est, en fait, beaucoup plus proche de la tomate, sa cousine.
Cueillette :
Les fruits se développent sur les branches rampantes et sont récoltés lorsque leur enveloppe jaunit et devient sèche. Ils sont mûrs lorsqu’ils tombent au sol. Cette culture est sensible à certains ennemis, dont les pucerons, les chrysomèles et certaines maladies du feuillage et des racines.

Conservation :
L’enveloppe de la cerise de terre doit rester jaune et sèche. Vous pouvez la conserver dans un endroit frais. Vous pouvez également la conserver au frigo, mais évitez les sacs hermétiques. Le fruit peut se conserver de nombreuses semaines au frais, à la condition que son enveloppe soit intacte et sèche. Elle se congèle très bien.

Les fruits immatures étant difficiles à digérer, ne consommez que ceux qui sont d’un beau jaune doré. Laissez mûrir les autres pendant 1 ou 2 semaines.
On peut aussi consommer le fruit séché.
Valeur nutritive :
Aux 100 g, la cerise de terre contient 25 calories.
Elle est riche en phosphore, en vitamine B3 et C. Elle contient aussi de la vitamine A, D et K.
On dit qu’elle est dépurative, laxative, émolliente, fébrifuge, diurétique et sédative.
Elle aiderait à combattre la goutte et les rhumatismes.
Elle aurait des effets antibactériens, anticancer et anti-inflammatoires. Elle contient des antioxydants, de la bêta-carotène et des physalines, qui sont des stéroïdes utiles dans la lutte contre le cancer. Les phytostérols qu’elle contient ont une action positive sur la santé cardiovasculaire.

Les renseignements que vous venez de lire ont été «cueillis» sur les sites suivants :
lesjardinsdupetittremble.ca
http://www.passeportsanté.net
http://www.jardinage.net

Pour de délicieuses recettes :
https://www.google.ca/search?q=cerise+de+terre+recettes&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a

Faites-nous part de vos expériences avec les cerises de terre.

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

28 septembre 2012

De l’eau alors !

«À l’échelle cosmique, l’eau est plus rare que l’or»
Hubert Reeves.

On aura beau être assoiffé d’or, on n’en mourra pas, alors que pour l’eau…

Votre chronique du huit portera aujourd’hui sur notre responsabilité face à cet élément vital.

Tout d’abord, j’hésite sur l’angle à adopter pour cette réflexion. Je n’ai pas trop envie d’étaler désolation et culpabilité face au problème bouillant de l’eau. Je choisirai donc de délaisser les angles et d’y aller avec fluidité, inspirée j’espère par l’élément en question.

Alors, suivons le courant :

L’eau couvre 72 % de la surface de notre planète. L’eau douce ne représente même pas 3 % du total, et l’eau douce potable, seulement entre 1 et 0,3 %. C’est trop peu.

Les médias nous montrent des milliers de personnes qui doivent parcourir quotidiennement des distances ahurissantes pour avoir accès à l’eau potable.

Les Européens sont plus près que nous du problème. Acculés à la réalité de la raréfaction de l’eau, ils sont plus enclins que nous à changer leurs habitudes. Nos gouvernements quant à eux, font des choix extrêmement polluants au détriment de cette ressource indispensable et au profit de l’économie, l’or.

En tant que citoyens responsables ayant pris acte de cette situation, que ferons-nous? Ce ne sont pas les listes de «petits-gestes-pour-la-planète» qui manquent.

Avant d’être obligés d’agir par la crainte, peut-on peut encore agir par amour?

Tant qu’à cracher dans l’eau, le soir en se brossant les dents, on pourrait le faire consciemment… et minimalement, réduire un peu le débit du robinet.

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

1er septembre 2012

Hymne à la nuit noire: Sauvons nos étoiles!

C’est très sérieux, on ne parle pas des étoiles hollywoodiennes ni des étoiles sportives qui éclairent le firmament olympique. Il est question ici des vraies étoiles, celles que nous avons la chance de voir la nuit, au-dessus de nos têtes. En effet, les astronomes sonnent l’alarme : les étoiles sont en train de disparaître à cause de la pollution lumineuse.

univers étoilé
Elles sont éclipsées par la lumière artificielle des villes : alors que dans un ciel vraiment noir, on peut en voir des milliers, à Montréal par exemple, on n’en distingue plus qu’une vingtaine! Qu’en est-il dans notre région? Et pourquoi devrions-nous nous sentir concernés?
Réponse : parce que la nuit est essentielle à la vie!
Saviez-vous que la mélatonine, hormone importante du corps humain, responsable des rythmes biologiques et de la réponse de notre système immunitaire, n’est sécrétée qu’en l’absence de lumière?
Certains types de cancer affecteraient même davantage les travailleurs de nuit. La diminution de cette hormone provoque des troubles du sommeil. Sans compter que l’éclairage artificiel dérange également les rythmes biologiques des animaux. La pollution lumineuse ou «photopollution» n’est donc pas sans conséquence sur le vivant.
L’énergie lumineuse dépensée à éclairer inutilement le ciel s’élève chaque année à près d’un milliard de dollars. Cette énergie est purement gaspillée et contribue à augmenter l’émission des gaz à effet de serre. Attention : le Québec est la zone géographique réputée pour générer le plus de lumière par habitant au monde, un gaspillage qui coûte des millions de dollars par an!
Même loin des grandes villes, notre mode de vie ne nous permet pas d’ignorer ce phénomène. Voici quelques recommandations pour contribuer à diminuer cette source de pollution :
Éliminer les sources lumineuses blanches et énergivores (mercure, halogène);
Remplacer les luminaires qui envoient de la lumière vers le ciel;
Réduire l’excès d’éclairement;
Éteindre certaines lumières en dehors des heures d’utilisation.

À cela j’ajouterais : sortons!
Allons bénéficier du paysage nocturne et de la beauté du ciel étoilé. Si la lumière du jour nous permet de voir le monde qui nous entoure, elle nous cache l’immensité que seule la nuit noire peut nous révéler. Cette immensité fait partie de ce que nous sommes, chérissons-la, nous en sommes responsables.
Près de chez nous, la Réserve internationale de Ciel étoilé du Mont-Mégantic vise à préserver, aujourd’hui et pour l’avenir, l’accès pour tous à l’expérience du ciel étoilé. C’est une fierté pour notre région.

Andrée Robert
http://www.arlittéra.com

1er août 2012