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Gérer nos énergies…

Dans notre recherche d’énergie nouvelle, le nucléaire est un jour apparu comme une grande découverte. On l’a cru sécuritaire, propre et bon marché. On a probablement oublié son corollaire, l’accumulation de déchets hautement radioactifs qui demeureront dangereux pendant des centaines de milliers d’années. Oubliée aussi la possibilité d’un accident catastrophique, ou tout simplement l’usure naturelle qui engendre des frais d’entretien de plus en plus couteux pour un résultat de moins en moins sécuritaire.

énergie nucléaire

Nos réacteurs nucléaires sont les mêmes que ceux de Tchernobyl. Ils sont une source constante de radioactivité qu’ils répandent dans l’air et dans l’eau. La population environnante d’une centrale nucléaire ainsi que tous ceux qui consomment les produits agricoles locaux, incluant le lait et la viande, absorbent ces radiations en mangeant, en buvant, en respirant. Ces substances sont aussi absorbées directement à travers la peau.

Le taux de radioactivité, même faible, est dangereux. Parce qu’elle peut s’incorporer aux molécules organiques du corps, la radioactivité pose des risques sérieux. Des tests sur des animaux ont démontré certains impacts au niveau génétique et sur le plan du développement des embryons. Les études scientifiques indiquent que toute exposition, aussi minime soit-elle, peut abimer une cellule et mener à la naissance d’un enfant dont la génétique sera affaiblie.

Dans le passé, on s’est battu pour éviter que des déchets radioactifs soient enfouis aux États-Unis, trop près de nos frontières. Aujourd’hui comment peut-on ne pas applaudir le démantèlement d’une centrale québécoise?

L’humanité n’aura jamais produit une empreinte écologique aussi énorme et aussi indélébile. Où est notre responsabilité? Accepter de se départir de ces centrales et trouver d’autres façons d’assurer la prospérité d’une région, c’est bien la moindre des choses qu’on peut faire. Qu’en pensez-vous?

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

 

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Cerises de terre

cerise de terre

affichette des cornets de cerise de terre offerts lors de la Balade gourmande, à la Cité Écologique de Ham-Nord

Histoire :
Découverte au XVIe siècle, la cerise de terre serait originaire du Pérou. Elle aurait fait le voyage en Amérique du Nord en 1860 où elle était alors considérée comme un fruit exotique de luxe.
La cerise de terre ou groseille du Cap, amour en cage, alkékenge, cerise en chemise, coqueret, coccigrole, herbe à cloques, cerise d’hiver, cerise des Juifs, mirabelle de Corse, etc. se nomme en réalité, pour les scientifiques, le Physalis pruinosa, Physalis peruviana et Physalis angulata. Il fait partie de la famille des solanacées, tout comme la tomate.
Le terme «alkékenge» est apparu dans la langue française au XIVe siècle. Ce mot vient de l’ancien français «alquequange» ou «alcacange», qui dérive de l’arabe al-kakang. Dans son sens étroit, il désigne la lanterne chinoise, plante ornementale de l’espèce P. alkekengii dont les fruits sont enfermés dans une enveloppe d’un orange vif. Toutefois, dans la langue populaire, le mot peut désigner n’importe quelle plante du genre physalis.
Écologie et environnement :
Toutes les plantes du genre physalis constituent un excellent couvre-sol et protègent les terres à nu contre l’érosion. Peu exigeante en fertilisants et en eau, la plante s’établira rapidement sur les sols sablonneux ou rocailleux. Par contre, une fois établie, elle peut être difficile à éradiquer. Il faut donc s’assurer que l’endroit qu’on a choisi pour l’installer ne soit pas destiné à une autre activité agricole à court terme. Dans le Sud, elle est considérée comme une mauvaise herbe, particulièrement dans les champs de maïs. Au Québec, il existe une variété sauvage de petite taille (P. heterophylla) qui convient tout particulièrement comme couvre-sol et dont le fruit mûr est comestible.
La cerise de terre n’est en réalité ni cerise, ni groseille, ni mirabelle. Le fruit est, en fait, beaucoup plus proche de la tomate, sa cousine.
Cueillette :
Les fruits se développent sur les branches rampantes et sont récoltés lorsque leur enveloppe jaunit et devient sèche. Ils sont mûrs lorsqu’ils tombent au sol. Cette culture est sensible à certains ennemis, dont les pucerons, les chrysomèles et certaines maladies du feuillage et des racines.

Conservation :
L’enveloppe de la cerise de terre doit rester jaune et sèche. Vous pouvez la conserver dans un endroit frais. Vous pouvez également la conserver au frigo, mais évitez les sacs hermétiques. Le fruit peut se conserver de nombreuses semaines au frais, à la condition que son enveloppe soit intacte et sèche. Elle se congèle très bien.

Les fruits immatures étant difficiles à digérer, ne consommez que ceux qui sont d’un beau jaune doré. Laissez mûrir les autres pendant 1 ou 2 semaines.
On peut aussi consommer le fruit séché.
Valeur nutritive :
Aux 100 g, la cerise de terre contient 25 calories.
Elle est riche en phosphore, en vitamine B3 et C. Elle contient aussi de la vitamine A, D et K.
On dit qu’elle est dépurative, laxative, émolliente, fébrifuge, diurétique et sédative.
Elle aiderait à combattre la goutte et les rhumatismes.
Elle aurait des effets antibactériens, anticancer et anti-inflammatoires. Elle contient des antioxydants, de la bêta-carotène et des physalines, qui sont des stéroïdes utiles dans la lutte contre le cancer. Les phytostérols qu’elle contient ont une action positive sur la santé cardiovasculaire.

Les renseignements que vous venez de lire ont été «cueillis» sur les sites suivants :
lesjardinsdupetittremble.ca
http://www.passeportsanté.net
http://www.jardinage.net

Pour de délicieuses recettes :
https://www.google.ca/search?q=cerise+de+terre+recettes&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a

Faites-nous part de vos expériences avec les cerises de terre.

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

28 septembre 2012

De l’eau alors !

«À l’échelle cosmique, l’eau est plus rare que l’or»
Hubert Reeves.

On aura beau être assoiffé d’or, on n’en mourra pas, alors que pour l’eau…

Votre chronique du huit portera aujourd’hui sur notre responsabilité face à cet élément vital.

Tout d’abord, j’hésite sur l’angle à adopter pour cette réflexion. Je n’ai pas trop envie d’étaler désolation et culpabilité face au problème bouillant de l’eau. Je choisirai donc de délaisser les angles et d’y aller avec fluidité, inspirée j’espère par l’élément en question.

Alors, suivons le courant :

L’eau couvre 72 % de la surface de notre planète. L’eau douce ne représente même pas 3 % du total, et l’eau douce potable, seulement entre 1 et 0,3 %. C’est trop peu.

Les médias nous montrent des milliers de personnes qui doivent parcourir quotidiennement des distances ahurissantes pour avoir accès à l’eau potable.

Les Européens sont plus près que nous du problème. Acculés à la réalité de la raréfaction de l’eau, ils sont plus enclins que nous à changer leurs habitudes. Nos gouvernements quant à eux, font des choix extrêmement polluants au détriment de cette ressource indispensable et au profit de l’économie, l’or.

En tant que citoyens responsables ayant pris acte de cette situation, que ferons-nous? Ce ne sont pas les listes de «petits-gestes-pour-la-planète» qui manquent.

Avant d’être obligés d’agir par la crainte, peut-on peut encore agir par amour?

Tant qu’à cracher dans l’eau, le soir en se brossant les dents, on pourrait le faire consciemment… et minimalement, réduire un peu le débit du robinet.

Andrée Robert
http://www.arlittera.com

1er septembre 2012