Une petite histoire qui en dit long

enfant

Aujourd’hui je relève le défi proposé par Cédric, de «Virtuose Marketing»
Le pari consiste à écrire en s’inspirant d’une métaphore présentée par Cédric et d’en tirer des conclusions, chacun à notre façon.
La voici :

Les moutons noirs

Un ingénieur, un physicien expérimental, un physicien théoricien et un philosophe se promenaient dans les montagnes d’Écosse.
Quand ils atteignirent un sommet, ils aperçurent un mouton noir sur une crête avoisinante.
— On voit que les moutons écossais sont noirs, déclara d’ingénieur.
— Il serait préférable de dire que certains moutons écossais sont noirs, dit le physicien expérimental.
Le physicien théoricien réfléchit un instant et dit
— Il serait plus correct de dire qu’au moins un des moutons écossais est noir.
— D’un côté, du moins, corrigea le philosophe.
(Histoire tirée du livre La Métaphore : voie royale de la communication, de Gérard Szymanski.)

Imaginons qu’un enfant ait pris part à cette promenade, que dirait-il?
Probablement quelque chose comme : «… Oh, regardez comme il est beau le mouton noir!»
Ne retrouve-t-on pas, dans cette simplicité, une belle part de vérité?

Notre intellect a tendance à vouloir organiser notre vision de la vie, à sa façon. Il dissèque l’information. Il est même prêt à couper un mouton en deux parce qu’il n’en voit qu’une moitié. C’est lui qui émet des statistiques du genre : «1 rejeton et demi par famille…»
Mais qui voudrait d’un demi-gamin? !

Le cœur, représenté par l’enfant, appréhende son univers de façon plus globale. La vie est indivisible pour lui, il baigne dans l’unité. L’enfant s’émerveille de chaque découverte. Inconsciemment, il sent que tout ce qu’il découvre fait partie de lui.

Notre intellect est important. On en a besoin, c’est indéniable, mais il doit se marier avec notre cœur afin qu’on ne perde pas l’essentiel de la Vie, la conscience de l’Unité et l’émerveillement qui en découle.

Andrée Robert
ARlittéra
http://www.arlittera.com

Publicités

6 réflexions au sujet de « Une petite histoire qui en dit long »

    1. Andrée Robert Auteur de l’article

      Merci Manuel pour ton beau commentaire, c’est vrai que j’ai été plutôt brève. Pour me justifier je me suis souvenue de « l’éloge » faite, si je me souviens bien, par Yvon Cavelier, de Copywriting, sur les blogues qui ne s’étirent pas inutilement.
      Mais au fond, la vérité c’est que j’ai été un peu paresseuse 😉

      Répondre
  1. ThomasBoss

    L’émerveillement… source de l’éternelle jeunesse?
    Peut-être…
    Ton histoire comporte l’essentiel: l’intellect et les émotions sont deux aspects bien distincts de la façon d’appréhender le monde.
    Et les 2 sont nécessaires.
    Faisons en sorte que l’un (l’intellect) n’éclipse pas l’autre (coeur) 🙂

    Thomas

    Répondre
  2. Pascal

    Bonjour Andrée,

    Le cerveau a en effet cette incroyable capacité à disséquer, théoriser, penser. Le piège est que si on le laisse faire sans le « cadrer », on arrive souvent à pondre des aberrations en partant d’un simple fait – voir nos 4 amis ci-dessus et leur demi-mouton !

    L’important est donc d’être capable de diriger ses pensées pour ne garder que celles qui font avancer.

    Amicalement,
    Pascal

    Répondre
    1. Andrée Robert Auteur de l’article

      Tout à fait juste, Pascal.
      Mais bien difficile à faire… les pensées me semblent parfois comme des chevaux sauvages qu’il faut apprendre à maîtriser.
      Merci pour ton commentaire.
      Andrée

      Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s